Rando
vélo,
Porto
fado,
A
travers ces quelques pages
Couvertes
d’images
Partons
en voyage…
Cette année 2008, le printemps et l’été ne nous ont guère apporté de soleil et
de chaleur ! Mais nous voilà en septembre, pour Bernard et moi les
vacances commencent. Depuis de nombreuses années nous partons à l’étranger
et découvrons les pays à vélo.
Les
reliefs montagneux nous attirent particulièrement, alors nous avons décidé de
pédaler le long de la côte ouest du Portugal –du 7 au 18 septembre. Ce séjour
est encadré par la FFCT)-.
Pendant
une dizaine de jours, nous partagerons avec d’autres cyclos, une vie riche de
découvertes, d’efforts, de convivialité et d’amitié.
Partis
de Bayonne le 7 septembre à 22h dans un car couchettes (pas très confortable),
nous arrivons à Bragança il est 6h du matin.
Après
avoir descendu les vélos de la remorque, pris une douche et un copieux petit déjeuner
à l’hôtel nous voilà déjà en selle pour une centaine de kilomètres en
direction de Chaves (pas trop le temps de se plaindre du manque de sommeil.. !)

Après Chaves, au fil des jours, nous enchaînerons les 8 étapes suivantes :
Péso
Da Régua,
Porto,
Aveiro,
Caldas
Da Reinas,
Carcavelos,
Lisbonne,
Arganil
et
Covilha, (suivre le circuit rouge ) qui n'est qu'approximatif
Les Delage…………prêts pour la découverte du Portugal….

Je vous présente Chantal
la Nîmoise. Dès le premier jour, nous avons fait route
ensemble et nous sommes
restées complices durant tout le séjour. Son accent chantant
et sa gaîté ont été un
vrai plaisir.
Et
c’est parti pour la 1ère étape…96km à parcourir en direction
de Chaves (1450m de dénivelé) avec une succession de petits cols. Ciel bleu, soleil et
bonne humeur sont au

Le relief ne semble pas très plat…….ça promet pour la suite….. !
Arrivés à Chaves, visite
de l’église baroque Miséricordia dans laquelle des
azulejos du 18ème siècle recouvrent un pan de mur.
Dans les jardins de
l’ancien château subsistent les canons, vestiges de la guerre.
Le lendemain nouvelle étape (la 2ème) jusqu’à Peso Da Régua
(118km 1650m de dénivelé)
Pascal,
notre chauffeur baptisé «le Basque bondissant » (devinez pourquoi ?)
nous déniche toujours de jolis coins de pique-nique.
Jeanine Chantal
Michel Gilles
Bernard
Marie-Christine
Ce jour là notre petit groupe a roulé ensemble. Les plus forts ont
attendu les plus faibles, et la journée
a été super ….c’est ça la solidarité cycliste !

Encore et toujours des montées, encore et toujours une forte chaleur !
Et soudain le repos : nous nous lançons dans la grande descente de la
jolie vallée du Douro…magnifique ! A perte de vue les ceps de vignes
alignés comme de petits soldats serpentent sur les douces collines. Impossible
de ne pas s’arrêter, c’est trop beau. Non, la photo n’est pas prise du
ciel..., mais sur la hauteur !
De là-haut, nous arrivons
à Pinhao près du Douro. Le Douro est l’un des fleuves les plus importants de
la péninsule Ibérique. Au 18ème siècle il a joué un rôle très
important dans le développement de la région. A cette époque, les
embarcations à fonds plats et à hautes voiles carrées les barcos rabelos transportaient les fruits et surtout le Porto.

A Pinhao les « horribles »
pavés nous arrêtent à la gare. Belle occasion pour admirer les 24 panneaux
d’azulèjos qui la décorent. Ils illustrent des scènes locales et
traditionnelles du 18ème siècle. Cette petite pause permet de flâner
un moment et les habitants, curieux, nous accueillent avec sympathie et
gentillesse. Spontanément, nous sommes invités à venir nous désaltérer dans
le café d’en face, histoire de bavarder plus longtemps.

Décors à gauche de la pendule là, un « barco rabelo »
La récolte du raisin… .autrefois !
quelques incidents d’organisation,
Nous arrivons « enfin » au pique-nique près de la chapelle
à Gove
Après le repas, « chacun prend sa place"même s’il ne reste que 60km pour rejoindre Porto.
Un beau programme nous attend, pas question d’arriver trop tard.
Porto, située à l’embouchure du Rio Douro reste mondialement connu
des amateurs de vin de Porto. Elle possède d’élégants ponts métalliques
qui s’intègrent harmonieusement
dans le paysage. Celui-ci, le pont Maria Pia, a été construit par Gustave
Eiffel en 1877.
Le pont Dom Luis 1 reste néanmoins le symbole de la ville
Voici Porto, une ville aux toits rouges…
Deuxième ville du
Portugal, capitale d’une région à la fois viticole et
océane c’est une ville jeune. Son
cœur historique est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis
1996
En cette fin de journée
une petite balade près du port nous rappelle que nous sommes soudain devenus
des touristes comme les autres.
Puis le programme commence
Détour « presque obligé » par la visite des chaix Question : est-ce avant ou .après la dégustation ?
La
soirée Fado : pour moi, déception totale, je ne suis pas venue pour écouter
ni voir des gens tristes ! Il suffit de regarder l’expression très enjouée
du guitariste. Je ne connaissais pas le Fado, mais je ne risque pas d’acheter
le CD.
Nous
sommes au restaurant, le repas est
servi dans le noir, seul quelques bougies nous éclairent. Nous devons manger en
silence pour bien écouter !
Devant
les mines quelque peu«attristées» des cyclos seules deux personnes essaient
vainement d’étouffer leur »fou rire », Chantal et moi.
Le
lendemain, Jacques (notre accompagnateur) ne manque pas de nous faire gentiment
remarquer notre attitude, (il reste toutefois complice et semble avoir
compris).
Le jour suivant nous laissons Porto et le Fado pour enfourcher le vélo…
4ème étape, direction Aveiro
(110km et 1500m de dénivelé)
Aveiro, très jolie petite ville dont les façades des bâtiments administratifs sont décorées avec les azuléjos
(5ème étape) :
après Aveiro nous repartons en car jusqu’à Fatima, ville musulmane (la fille
du prophète Mahomet se prénommait également Fatima) pour visiter Notre Dame
du très Saint Rosaire.
L’histoire de cette ville
raconte que la Vierge Marie est apparue en 1917 à trois petits bergers (les
petits pastoureaux) : Lucia, Francesco et Jacintha.
Jean Paul 2
Notre
Dame du très Saint Rosaire
La
route continue, et si on s’arrêtait visiter le monastère de Bathala, !
Ici,
aussitôt pêchés les pilchards sont vidés, séchés au soleil et vendus sur
place
Tient, voici un client ! Christian à la bonne idée d’en acheter,
sans doute allons-nous en
goûter ce soir à
l’apéro.
Après la promenade sur la plage, le vélo toujours à la main, petit tour dans la ville, juste
le temps de nous imprégner de la douce ambiance
méditerranéenne.
Des touristes intrigués par notre présence, engagent la conversation
avec le groupe
Le
périple continu et déjà la 6me étape
Avec ces nombreux tours de roues, nous glissons jusqu’à Azenhas do Mar, ville typique du sud du Portugal
construite sur la falaise, à l’ouest de Lisbonne.
Visite du Palacio Real (palais royal)
Les anciens termes, recouverts d’azulèjos sont magnifiques
Puis nous découvrons d’immenses cuisines,
et voici les jardins.
Le
circuit se poursuit et le temps dégagé permet un détour jusqu’au « Cabo
da Roca », la pointe la plus occidentale de l’Europe où sont gravés
les quelques mots du grand poète portugais CAMOES :
« c’est ici que finit la terre et que commence la mer ».
Le paysage laisse rêveur ; avec regret nous serons les dernières
à partir.
Après
une excellente journée de tourisme, cette 6ème étape se termine
avec la nuit à Carcavelos, à une 1heure de route environs de Lisbonne.
Aujourd’hui, accompagnés d’un guide, nous passons la journée à découvrir
Lisbonne.
_____________________
Capitale du Portugal Lisbonne est une ville moderne, pleine de charme et
chargée
d’histoire. Au 13ème siècle, elle était la résidence des
rois du Portugal
et devient au 16ème siècle le centre du commerce des épices.
Là-bas, on dit qu’au soleil levant, la vue sur le Tage est si ample et
dorée qu’on l’appelle « mer de paille »
Comme à Porto, les toits sont rouges
La
ville s’étend en bordures et sur les collines de la rive nord du Tage,
dominant une très belle rade.
Après
les destructions du tremblement de terre de 1755, la ville basse fut
reconstruite par le marquis
De Pombal.
Sur
les bords du Tage s’élève le monument
un peu plus loin, l’ancienne prison est devenuela tour de Belem
Nous visitons le monastère Dos Jéronimos, appelé aussi «
monastère du poivre », car c’est avec
les fortunes gagnées dans le commerce des épices ramenés
d’Orient qu’il fut construit.
Le tramway est bondé, alors nous montons à pieds dans le plus vieux quartiers de
Lisbonne :
l’Alfama.....
…pour
déguster de délicieuses sardines grillées !
Serait-ce pour nous accueillir toutes ces fleurs ?
Mais sont-elles vraies ou fausses ?
Le guide ne nous laisse pas souffler, et une surprise nous attend :
le musée du carrosse, une pure merveille !
Les détails sont restés……
Ce carrosse a appartenu à la reine d’Angleterre
Sur celui-ci, les personnages et les roues sont recouverts de feuille
d’or, quelle beauté !
Rappel : les photos sont interdites !!!
Lundi 15 septembre, nous quittons Lisbonne en car pour retrouver des
routes plus calmes.
La douce lumière du petit matin invite à la rêverie, et pendant une petite heure de route,
le regard et
les pensées s’évadent vers la mer : quelles vacances magnifiques !
Mais « le basque bondissant » fait un grand saut, et largue
nos fidèles montures bien
reposées elles aussi. En selle les cyclos, 136km à parcourir pour
arriver à Arganil, 7ème étape


Enfin le sommet est atteint ! Après une longue montée régulière
de 17km nous
voilà à 868m. Je ne sais plus combien de temps j’ai mis pour y
parvenir, mais je
sais
que je n’étais pas la dernière !

Le chef scrute l’horizon, il n’a pas son
compte de cyclos : mais où sont-ils donc passés ?
Le pique-nique va refroidir ! Il a raison de s’inquiéter, trois ou quatre d’entre eux
se
sont trompés de direction!

Dernier jour, dernier effort, atteindre le Mont Torré 1993m :
« toit du Portugal »
(ancienne station météo) dans un paysage dénudé ou l’herbe est
rare.
Encore beaucoup de courage, un peu de patience et un rythme régulier
pour arriver au bout de cette « grimpette » de 24km
environ. 1500m
de dénivellation, des pentes de 6/8% au départ et des passages de
rampes
de 10/12% …il faut serrer les dents ! Mais quel bonheur
d’arriver !
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Après
un bon repas chaud pris au sommet, Bernard et ses copains poursuivent le
circuit. Ils totaliseront 103km avec 2850m de dénivellation.
Pour
Chantal et moi, nous avons notre compte d’ascension, et après un rapide
shopping dans la boutique de souvenirs nous
attaquons la belle descente de 24km à vive allure.
En
arrivant à Covilha (la ville où se trouve l’hôtel de notre dernière
nuit)Jacques (l’accompagnateur) nous hèle au passage « bravo les
filles vous avez bien roulé », venez arroser ce beau séjour!

Le voyage prend fin, nous n’avons pas eu le temps de choisir quelques
cadeaux et demain nous revenons en France. Sans poser les vélos à l’hôtel,
Jacques nous conduit dans un centre commercial et
nous laisse à nos emplettes.
Telles
des extra terrestres, nous nous retrouvons dans la galerie marchande les vélos
à la main et le casque sur
la tête.
Mais
il semble que le vigile de service n’apprécie pas beaucoup notre allure
« sportive » et nous devons
lui donner maintes explications. Après vingt minutes de discussion -entre
Chantal qui « baragouine » l’espagnol et le vigile,
nous comprenons que nous ne sommes pas les bienvenues.
Avec de grands éclats de rire, nous quittons les lieux sans rien dépenser.
La
dernière soirée à l’hôtel est très chaleureuse, les participants sont
devenus complices et il reste à se quitter (enfin, après une nuit plutôt agitée
dans le car du Basque Rebondissant)
Fin

que l’on se retrouvera sur
les routes de France !
Alors Bernard, c’était comment le Portugal, tu n’as encore rien dit….. !
A Sintra, sur la route qui montait au Palacio Réal, des sculptures
de marbre
décoraient le trottoir : j’ai trouvé celle-ci très belle.
Une
fois encore ce voyage me restera en mémoire. La beauté de ce pays ensoleillé,
et la façon de le découvrir ne peuvent s’oublier. Les rencontres avec
d’autres cyclos venus des quatre coins de France
et
la sympathie des accompagnateurs nous donnent toujours envie de repartir.
Quelle sera la prochaine destination ?
Marie-Christine Delage
Août 2009